Programme national de développement local
Accueil » Actualités » Le Projet fonds de développement social tire les enseignements de sa mise en œuvre, en période post conflit

Le Projet fonds de développement social tire les enseignements de sa mise en œuvre, en période post conflit

Après quatre années de mise en œuvre (2004-2008), la Banque mondiale, en partenariat avec le Programme national de développement local (Pndl) et le centre d’Enseignement à Distance, engage la réflexion autour des résultats acquis par le Projet Fonds de Développement Social (PFDS).

Ce mardi 07 avril 2009, au Centre d’enseignement à distance, en visioconférence avec les participants des pays de la région (Bénin, Côte d’Ivoire, République Centrafrique, République démocratique du Congo) et ceux du Sénégal (région de la Casamance), les leçons apprises de la mise en œuvre du Projet Fonds de développement social seront systématisées. Il s’agira, avec les différents acteurs impliqués, de formuler des recommandations susceptibles d’en améliorer le cadre et les conditions de repicabilité d’une telle expérience dans les pays de la sous région. Particulièrement, en identifiant les acquis et contraintes liés à la mise en œuvre du Projet notamment par rapport à la mobilisation des fonds, à la passation des marchés, aux mécanismes d’assistance à la maîtrise d’ouvrage et aux décaissements ; à la plateforme d’infrastructures de base et conditions de mobilisation social et de pérennisation.

Déroulé sous un mode participatif avec le financement du Don Japonais, à hauteur de 2 millions de dollars u$, le principal défi du PFDS était de mettre en confiance des populations, à travers une réalisation soutenue de micro- et sous-projets et l’introduction de changements socio-économiques positifs au niveau des bénéficiaires, tout en marquant sa préférence sur la consolidation du processus de paix en Casamance.

Le Projet a démarré ses activités en 2004, particulièrement marquée dans la zone Sud, par une accalmie et un retour progressif vers la Paix en Casamance. A partir d’une évaluation participative des besoins, plus de 74 micro et sous projets ont été retenus dont les 71 ont fait l’objet de financement d’un montant avoisinant un milliard FCFA. Ces microprojets tournent autour des secteurs de la santé (35%), de l’éducation (31%), de l’hydraulique et l’assainissement (15%), de la formation professionnelle (12%), des infrastructures socio-économiques (4%) et autres secteurs (agriculture, pêche, habitat) 3%. Le Projet a pris fin en 2008. Le Pndl, cadre fédérateur des projets et programmes en développement local, a hérité du suivi des activités résiduelles depuis 2006.

Une démarche participative et itérative a prévalu durant tout le cycle de vie du projet avec un premier niveau (échelon départemental regroupant les services techniques) choisi pour servir de cadre d’évaluation des microprojets avant toute forme de financement. M. Boubacar Sall Adjoint au Préfet d’Oussouye affirmait à la clôture d’une réunion de signature des contrats entre les entrepreneurs et les présidents de comités de gestion des projets « L’administration a été impliquée depuis l’évaluation des projets par le Comité technique d’évaluation jusqu’au dépouillement des marchés et à la signature des contrats avec les entrepreneurs. Je souhaite que les autres ONG fassent au tant pour permettre à l’administration de suivre leurs actions sur le terrain ».

La pérennisation des ouvrages a été facilitée par la contribution financière des communautés, leur implication dans la conception et l’élaboration des projets mieux, leur responsabilisation entière dans la gestion financière des projets. Par exemple, pour les cases de santé, les communautés se sont engagées à aider les matrones et ASC en s’impliquant dans les travaux champêtres afin de compenser l’insuffisance de revenus qu’ils perçoivent au niveau des cases de santé. Aussi, à travers les budgets des associations des parents d’élèves, les communautés ont pris l’engagement d’entretenir les infrastructures scolaires. La participation des Communautés dans tout le processus a été fortement recherchée et obtenue grâce à une combinaison de stratégies et d’approches incluant plusieurs formes d’animation. Par exemple, lors des enregistrements des émissions radiophoniques (woli di AFDS), les villages tels que Youtou, Effok, Siganar et Boukitingho n’ont jamais atteint ces records de mobilisation depuis les débuts de la crise pendant les années 1980.

Cette animation locale a été soutendue par une capacitation des acteurs locaux pour les doter d’outils de gestion appropriés. 427 bénéficiaires appartenant à 91 OCB ont été touchés. Plusieurs modules spécifiques dans le cadre de la Formation en Gestion à la Base (FGB) ont permis aux communautés d’accompagner correctement la mise en œuvre de leur projet et de s’en approprier. A cela s’ajoutent les engagements pris par les communautés pour la protection de l’Environnement, contre le Vih-Sida, la promotion de l’hygiène qui sont matérialisés par les formations de membres de la communauté qui se sont par la suite chargés d’une large démultiplication dans les villages et quartiers. L’objectif, à terme, était de faire respecter les procédures, d’avoir une maîtrise des outils pédagogiques, d’analyse et de gestion.

La capitalisation de la mise en œuvre, puisque s’exécutant dans un contexte post conflit, permet d’en valoriser certains acquis, de proposer des solutions pour pérenniser les activités dans le cadre du programme fédérateur de l’Etat du Sénégal, à travers le Pndl.

Chers professionnels des media, le Pndl vous donne l’opportunité d’informer vos lecteurs et auditeurs de cette activité de haute portée sous régionale. L’atelier sera présidé par le Ministre d’Etat, Ministre de la Décentralisation et des Collectivités locales, verra la participation de l’Ambassadeur du Japon, du Directeur des opérations de la Banque mondiale et du Secrétaire exécutif du Pndl ainsi que de plusieurs bénéficiaires issus de la région de la Casamance.

Vidéothèque

  • Videotheque
Contact | Plan du site